* Rêveurs et mangeurs de papier *

* Rêveurs et mangeurs de papier *

The Girl at Midnight de Melissa Grey

Young Adult

340 pages

Parution : le 18 juin 2015

Editions POCKET JEUNESSE - PKJ

 

Lu dans le cadre de l'évènement Explo'Book organisé par Lecteurs.com

 

Synopsis :

Sous les rues de New York couve une guerre ancestrale entre les hommes-oiseaux et les hommes-dragons.
Seule Écho, une jeune orpheline, pourrait y mettre fin. Pour cela elle doit trouver l’oiseau de feu, un artefact que l’on dit chargé d’un immense pouvoir.
Mais elle n’est pas la seule à le convoiter. Caius, l’étrange jeune homme qui accepte de l’aider, pourrait être le plus grand danger qu’elle devra affronter.

 

L'avis de *S*, 24 ans, rêveuse et mangeuse de papier

 

Echo est une jeune mortelle accueillie par l'Ala lorsqu'elle était petite et de ce fait, elle est la seule humaine à connaître l'existence d'un monde qui côtoie le nôtre. Echo a grandi au beau milieu de la magie des Avicens, créatures à moitié hommes, à moitié oiseaux. A défaut d'avoir une vraie famille humaine, elle considère les Avicens comme la sienne, même si elle a conscience qu'elle ne sera jamais totalement l'une des leurs. Habituée à voler pour le compte des Avicens et pour son propre plaisir, Echo n'hésite pas une seconde lorsque l'Ala lui demande de partir sur les traces de l'Oiseau de feu, un artefact qui pourrait mettre fin à la guerre contre les Drakharins.

 

Cet univers caché aux yeux des humains est fascinant. J'ai aimé découvrir ces deux peuples ennemis, aux particularités physiques étonnantes, et qui possèdent tous les deux un peu de magie. Il y a un coté mystique et magique qui se dégage de la couverture et qu'on retrouve avec plaisir dans la légende de l'Oiseau de Feu. Ca m'avait tapé dans l'oeil dès sa sortie et c'est le vrai plus de l'histoire. L'Oiseau de feu est pour certains une bête imaginaire, un animal mythique. Pour d'autres, il représente l'espoir. En effet, la légende raconte que l'Oiseau de feu détient un pouvoir immense et mènera à la fin du conflit, à la paix entre les Avicens et les Drakharins.  Vu l'importance de cette légende, j'ai beaucoup aimé le jeu de pistes qui a suivi. Echo doit déchiffrer des cartes et des énigmes et avec une poignée de poussière d'ombre elle est prête à voyager à travers le monde, par l'intermédiaire de portails magiques.

 

Echo est une petite humaine qui a du cran et j'ai accroché dès les premières pages à son personnage. C'est une petite voleuse pleine de fougue, qui aime provoquer.  J'ai aimé son humour et ses remarques piquantes, c'est tout de suite plus sympa à lire. En ce qui concerne les personnages secondaires, j'adhère tout autant. Pour mener cette quête, Echo est accompagnée de Jasper, Ivy, Caïus et Dorian. C'est une équipe à laquelle on s'attache étonnamment vite. A eux cinq, ils forment d'abord une alliance qui surprend. Et finalement... équipe au top niveau! Ce sont des compagnons de route qui m'ont fait sourire, rire. J'ai particulièrement aimé la manière dont leurs relations évoluent tout au long de l'histoire. Liés par un objectif commun, ils apprennent tous à s'apprécier, à se faire confiance, alors qu'au début ce n'était pas gagné.

 

J'ai aussi bien apprécié les changements de points de vue qui nous permettent de connaître ces deux peuples qui se haïssent depuis des siècles. On met les pieds dans les deux clans, et on espère y détecter les forces et les faiblesses pour pouvoir se ranger d'un coté ou de l'autre. Ce qui est assez difficile puisqu'ils ne sont pas tous bons, ou tous mauvais. Hommes à plumes et à écailles s'affrontent depuis toujours, pour des raisons qui datent, et il serait peut être temps d'y mettre un terme. Caïus, le prince des Drakharins l'a bien compris et il est persuadé que cet Oiseau de Feu existe et qu'il est la solution, contrairement à Tanith, sa soeur jumelle qui aime la guerre, le feu, le sang, le pouvoir. Leurs convictions opposées amènent un peu de danger, de cruauté dans cette aventure, tout comme les intentions pas très claires de certains Avicens. A croire qu'ils aiment ce combat interminable! Au final, il est difficile de se fier à l'un ou à l'autre de ces peuples et on doute que la paix soit réellement possible. A moins que... ^^.

 

Verdict : Une guerre ancestrale, une quête mystérieuse, une aventure pleine de magie, des répliques drôles et des créatures merveilleuses. Tout pour passer un bon moment! Et pour ne rien gâcher, la lecture est très agréable. La suite me rend vraiment curieuse!

 

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Un grand merci à Lecteurs.com et les Editions PKJ pour ce roman!

 

Lire un << EXTRAIT >>

 

"...
Écho se félicita de ne pas avoir terminé son burrito. Alors que le sombre entre-deux laissait place à la lumière dorée de la chambre de l’Ala, elle fut saisie de violentes nausées. Elle devait être la seule mortelle à connaître l’existence du Nid, situé pile sous la bibliothèque de la Cinquième Avenue, et, quand elle voyageait sans pouvoir se raccrocher concrètement à une porte, elle avait toujours le mal de mer. L’Ala, elle, resta impassible. Ses plumes étaient soyeuses et aussi noires que l’entre-deux. Peut-être en transportait-elle un peu sur elle ? Cela expliquerait qu’elle puisse s’en envelopper comme d’une cape et se téléporter n’importe où.
- C’est quoi, ton histoire d’Oiseau de feu ? lança Écho en se massant le ventre. Pour moi, il s’agit d’une fable humaine. Je jurerais l’avoir lue dans un bouquin de folklore russe.
- Les bons contes de fées ont toujours un fond de vérité.
L’Ala l’entraîna dans son bric-à-brac de tapisseries, de coussins et de meubles dépareillés. Des coupes de friandises étaient stratégiquement disposées autour de la pièce. Les Avicens étaient fous de sucreries. Écho se rappelait avoir souvent réclamé une dernière histoire – et un dernier cookie – avant d’aller au lit.
 - Beaucoup de mythes humains sont tirés de nos légendes. Tu devrais entendre ce qu’on raconte de moi. En Serbie, les habitants croient qu’un démon nommé l’Ala dévore les bébés et contrôle la météo. Manger des bébés… Ridicule !
- J’ai toujours pensé que tu n’étais pas très nette, ironisa Écho.
Elle prit une pâtisserie et se jeta la tête la première dans une méridienne capitonnée de velours bordeaux. Aucune nausée ne résistait à un gâteau plein de crème.
— Alors, tu vas te décider à me parler du papier trouvé dans la boîte à musique ? Ce suspense me tue.
L’Ala déplia délicatement le parchemin.
— Ceci, ma chère Écho, est sans doute la carte la plus importante que tu verras de ta vie.
La jeune fille se redressa, posa les pieds sur un vieux coffre en cèdre et tendit la main. Après mûre réflexion, l’Ala lui céda le plan. Il était petit et déchiqueté sur les bords. Les couleurs avaient jauni, mais une touche de bleu indiquait encore la rivière qui sinuait en son milieu, barrée d’une phrase calligraphiée en kanji. Une petite maison entourée d’un cercle marron-rouge était dessinée sur la rive ouest. Même si elle connaissait à peine mieux le japonais écrit que le mandarin, Écho identifia les mots. Elle les avait souvent vus sur les atlas qu’elle conservait dans un coin de sa chambre. Le ruban bleu représentait la rivière Kamo, à Kyoto. Au bas du plan, il y avait quelques lignes en majuscules ainsi qu’une date : 1915. Concentrée, elle déchiffra :
- " Là où les fleurs éclosent, tu trouveras ton chemin à travers les ténèbres et les flammes, mais prends garde au prix à payer, car seuls les plus méritants connaîtront mon nom. »
..."

 

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11/08/2015
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