* Rêveurs et mangeurs de papier *

* Rêveurs et mangeurs de papier *

Inner City de Jean-Marc Ligny


Science Fiction - Anticipation -  Cyberpunk

Réédition

325 pages

Parution : le 8 janvier 2016

Editions ACTUSF

collection HELIOS

 

Synopsis :

En quelques années, Paris est devenue une ville fantôme. Ses derniers habitants sont plongés en permanence dans les réalités virtuelles, bien protégés par une enceinte qui garde à l’extérieur, en banlieue, les pauvres et les miséreux. Mais leur vie dorée est menacée par un tueur agissant dans la Haute Réalité tandis que de l’autre côté du périf, la révolte gronde.

Dans ce climat explosif, Hang traque les scoops les plus sanglants pour mieux les injecter (et les vendre) dans ces mondes virtuels pendant que Kris enquête pour neutraliser ce serial killer...

 
 

L'avis de Jim, 18 ans, rêveur et mangeur de papier

 

Paris est désormais une ville sale, abandonnée. Où sont-ils tous passés?

Connectés... Dans la Haute Réalité...

 

 

Jean-Marc Ligny présente ici un univers futuriste intéressant à découvrir. Dans Inner City, il présente les dangers du monde virtuel et la réalité que les hommes préfèrent abandonner. C'est un roman cyberpunk compréhensible et accessible puisque nous connaissons actuellement les jeux en ligne et le virtuel qui commence à se développer. D'ailleurs, on s'imagine très bien utiliser des cyglasses un jour (casque qui permet l'immersion totale) et après cette lecture je ne trouve plus ça très attirant, mais plutôt effrayant. Pour ceux que le genre cyberpunk effraie un peu, oui, un vocabulaire spécifique est utilisé mais on n'est pas pour autant noyé dans les détails techniques. On nous laisse le temps de nous habituer et on s'immerge petit à petit, à notre tour. 

 

En clair, la Haute Réalité, c'est quoi? Un monde virtuel où les Inners, les joueurs, se réfugient. Tout ce qu'ils veulent ce sont des aventures palpitantes dans des mondes virtuels, avec des parcours, des explorations programmées. Des séjours en cyberspace bien plus excitants que leur réalité. C'est même l'occasion de réaliser leurs fantasmes. Fantasmes sexuels y compris, avec la zone du cyberlove.  Il faut savoir que les gens ne se donnent plus la peine d'interagir réellement avec les autres et ils en ont même oublié l'amour. Le principal risque de la Haute Réalité c'est de s'y perdre. Un inner connecté en permanence peut atteindre une certaine confusion, au point de se perdre dans la Réalité Profonde. C'est une zone qui n'est pas contrôlée et les inners peuvent s'y perdre à jamais. C'est encore plus dangeureux depuis qu'il y a un tueur fantôme qui rôde, qui hante cet abîme virtuel...

 

Au niveau des personnages, j'ai aimé leur diversité. On alterne les différents points de vue à chaque chapitre et j'ai bien apprécié cette approche puisqu'elle permet de s'immerger dans la Basse Réalité et dans la Haute Réalité. Je vous parlerai seulement de trois d'entre d'eux, les plus récurrents, les plus marquants. Trois personnages qui nous présentent chacun leur vision de ce monde.

 

Il y a d'abord Kris, une jeune femme psychoriste, psychologue secouriste. C'est un boulot difficile et éprouvant qui consiste à sauver les âmes en détresse, les inners déroutés. C'est finalement à elle de traquer le fameux fantôme sérial killer. Il y a aussi Hang, un chasseur d'images et un hacker. Il est chargé de donner envie aux Inners de prendre leur console, de rejoindre la Haute Réalité. A lui de dénicher des séquences vidéos violentes et spectaculaires. Son personnage nous permet de découvrir Slum City, la banlieue, la réalité, et il est clair que ce n'est pas tout rose. Puis il y a Alice, la grand mère de Kris, une vieille femme qui vit en Bretagne. Elle ne s'est jamais habituée aux nouvelles technologies. Les chapitres qui lui sont consacrés sont des chapitres plus nostalgiques. Elle aimerait retrouver de vraies valeurs et ne comprend pas pourquoi les gens ont ce besoin de s'enfermer dans un monde qui n'existe pas. Pourquoi ne pas retrouver une vie simple? Triste et sombre à ce moment précis peut être, mais bien réelle... 

 

Verdict : La première version de ce roman date de 1996 et je pense que cette réédition tombe très bien. Le virtuel est un sujet qui me parle, qui parle à beaucoup d'entre nous car nous sommes en plein dedans et ça se développe. Jean-Marc Ligny en propose une vision futuriste crédible, à tel point que ça en devient effrayant. Bon, j'aurai bien à redire sur la fin parce que je suis un peu frustré pour le coup, mais je ne dirai rien ^^.

 

 

Ma note : 8/10

 

 

 

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06/02/2016
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