* Rêveurs et mangeurs de papier *

* Rêveurs et mangeurs de papier *

Les oubliées de K.R Alexander

 

 

 

 

 

A partir de 12 ans

272 pages

Parution : 16 octobre 2019

Editions BAYARD

 

 

 

 

 

Synopsis :

 

Le cauchemar !
Josie et sa petite soeur s'installent chez leur grand-mère pour un séjour à durée indéterminée.
Le pire, c'est que la maison, isolée, au-milieu de nulle part, donne sur une forêt sombre et menaçante.
Dès leur arrivée, leur grand-mère impose des règles strictes :
- Ne jamais traverser les bois.
- Ne jamais laisser entrer une poupée dans la maison.
- Ne jamais ouvrir les fenêtres après la tombée du jour.

Et chaque nuit, Josie fait le même rêve inquiétant : une voix d'enfant l'appelle à l'aide. Depuis, elle n'a plus qu'une idée en tête : fuir !
Mais il est peut-être déjà trop tard.

 

 

L'avis de *Sissi* rêveuse et mangeuse de papier

 

Lorsqu'elle a perdu son travail, la mère de Josie et Anna a décidé qu'elles allaient vivre toutes les trois un temps chez Mamie Jeannie. Peu emballées par l'idée, les deux enfants ont donc quitté Chicago pour s'installer chez une grand-mère qui n'a plus toute sa tête, dans une petite ville pas franchement accueillante. Dès leur arrivée, Mamie Jeannie ne manque pas de leur rappeler trois règles insolites. Il leur est interdit de se rendre dans la forêt voisine, d'apporter des poupées dans la maison et d'ouvrir les fenêtres la nuit...

 

C'est Josie qui nous raconte cette petite histoire, qui se veut étrange dès les premières pages. Josie a alors 12 ans et sa petite sœur Anna 7 ans. Je pense que c'est le cauchemar de tous les enfants de devoir déménager subitement dans un lieu pas franchement rassurant et de devoir faire son entrée en sixième dans une nouvelle école où les élèves ne se montrent pas très accueillants. Dans un texte aéré, Josie nous raconte alors avec des mots simples combien la situation n'est pas facile à vivre et on se laisse embarquer sans aucun mal.

 

C'était sans compter les mises en garde de sa grand-mère, dont le comportement est tout aussi inquiétant.  Josie doit-elle croire sa mamie et se laisser effrayer par ce nouveau cadre de vie? Josie et Anna restent deux enfants et on serait tenter de croire que leur imagination leur joue des tours mais les chuchotements, les voix, les cauchemars, l'angoisse de Josie de plus en plus présente nous font frissonner bien malgré nous. On tourne les pages toujours plus vite, pour comprendre ce qui se passe réellement autour des  deux filles. Si toutes les deux se font faites une amie, ce n'est pas plus rassurant pour autant. Au contraire...

 

Ce roman jeunesse nous offre une petite histoire pour se faire peur. Les enfants vont adorer cette atmosphère un peu sinistre, qui ne tombe à aucun moment dans le terrifiant. Josie est plutôt courageuse et j'ai aimé la voir tenter de rester rationnelle le plus longtemps possible. Pendant ce temps, on se demande ce qui se cache derrière tous ses mystères, derrière cette forêt, derrière les poupées. Le final a peut-être été un peu trop rapide à mon goût mais cela reste une lecture agréablement frissonnante !

 

 

 

"... Un vaste jardin s'étendait autour de la maison, et au delà des balançoires et du petit verger planté de pommiers se dressait une épaisse forêt qu'on aurait dite pleine de ronces et de mystères. Même par cette chaude fin de journée, il se dégageait des arbres une impression de froid et de noirceur.

 

 

 

 

 

"... En prononçant ces derniers mots, elle avait tourné les yeux en direction de la forêt. je suivis son regard, et un frisson me parcourut l'échine. Il pouvait se cacher n'importe quoi là-bas. Chaque fois que nous étions venues rendre visite à notre grand-mère, elle s'était arrangée pour ne pas nous perdre de vue une seule seconde.

 

 

 

 

 

"... J'ignorais pourquoi je rêvais du bois derrière la maison de mamie Jeannie. J'ignorais pourquoi je ne me réveillais pas. Je savais seulement que je devais poursuivre mon chemin. Si je m'arrêtais, elle me trouverait. Et, si elle me trouvait, je mourrais.

 

 

 

 

 

"... Alors j'ouvrais les paupières. Et découvrais où je me trouvais réellement. Des poupées partout. Leurs visages tournés vers le mur. Une odeur de biscuits brûlés. D'un même mouvement, toutes les poupées alignées dans le couloir tournaient lentement la tête pour me regarder.

 

 

 

 

 

 

 

"...  Il n'y avait pas si longtemps, maman et moi pouvions encore aborder n'importe quel sujet ensemble. Maintenant, je gardais dans mon cœur d'innombrables secrets. J'avais l'impression - alors que nous nous tenions à quelques pas seulement l'une de l'autre - que nous vivions dans des lieux complètements différents.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Disponible en librairie.



31/10/2019
2 Poster un commentaire

A découvrir aussi


Inscrivez-vous au blog

Soyez prévenu par email des prochaines mises à jour

Rejoignez les 138 autres membres