* Rêveurs et mangeurs de papier *

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Interview - Cindy Van Wilder

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CINDY VAN WILDER

http://cindyvanwilder.wordpress.com/ 

 

Présentez-vous en quelques lignes.

Toujours l’exercice le plus difficile, même si l’on pourrait penser que les auteurs sont rompus à cette question ! Donc, pour me présenter : je vis de l’autre côté de la frontière, en Belgique précisément, dont j’ai hérité le goût du chocolat (mais pas celui de la bière !). Traductrice de profession, j’écris donc au matin & au soir, bref quand je le peux ! Je suis une grande lectrice également, principalement d’imaginaire et de Young Adult, aussi bien d’ouvrages francophones d’anglophone. Et pour souscrire au mythe de l’écrivain accompagné de son chat, j’en ai un aussi !

 

Depuis combien de temps écrivez-vous et pourquoi écrivez-vous ?

Depuis combien de temps… Si je vous réponds « depuis toujours », est-ce trop bateau ? Plus sérieusement, mon retour en écriture – je veux dire par là avec de vrais projets plutôt que de vagues ébauches ! – a coïncidé avec mon implication dans CoCyclics, une communauté d’entraide pour auteurs de l’imaginaire. J’ai rapidement découvert que motiver les autres, c’est aussi se motiver soi-même ! C’est grâce à cette impulsion que la saga des Outrepasseurs est née.

 

Pourquoi j’écris ? Parce que j’en ai besoin. Je parle souvent de ma Muse, cette petite voix me soufflant des idées, parfois quand j’en ai le moins besoin. A vrai dire, je ne plaisante qu’à moitié. Tout est prétexte à une nouvelle histoire : ce que je lis, ce que je regarde dans les médias, ce que je vis au quotidien… L’imagination d’un écrivain ne connaît pas vraiment de repos ! Et quand l’histoire demande à être écrite, je n’ai plus qu’à m’exécuter !

 

Avez-vous un petit rituel, une mise en condition pour écrire ?

Pas vraiment. J’aime être au calme, mais il m’est arrivé aussi d’écrire dans les transports publics (en particulier durant le NaNoWriMo !). Je n’ai pas besoin de musique – celle-ci aurait plutôt tendance à me déconcentrer – ou de thé. La compagnie du chat ronronnant est aussi optionnelle, mais bienvenue ^^.

 

Est-ce que vous vous inspirez de la vie de tous les jours pour écrire ?

Oui, bien entendu ! Comme je le disais plus haut, tout est prétexte pour l’imagination de l’écrivain ! Un exemple tout bête : je lisais l’autre jour la formidable inventivité de mes voisins néerlandais quand il s’agit de bâtir des ponts végétaux au-dessus des autoroutes afin de réserver un passage sécurisé pour la faune sauvage. Ce détail m’aura inspiré une scène du « Libérateur », le tome 3 des Outrepasseurs, à paraître le 9 avril. Le jeu est maintenant de la reconnaître quand le livre sera paru !

 

Quels livres, musiques, dessins animés, films… vous ont marqué et inspiré et pourquoi ?

Oh là là… Vous avez quelques heures devant vous, qu’on en discute ? Comme je le disais plus haut, je suis une grande lectrice, d’où pas mal de références à citer ! En ce qui concerne les Outrepasseurs, les contes de fée – je parle des multiples versions originelles, avant que Disney ne s’en mêle – ont joué un très grand rôle. Dans le même « genre », si je puis dire, le Roman de Renart, dont je possédais un magnifique album illustré quand j’étais petite et dont je ne me lassais pas de contempler les aquarelles, joue aussi un rôle prépondérant. Au niveau de l’imaginaire, je suis une fan absolue du Trône de Fer de GRR Martin et pour les films, je citerai la trilogie du Seigneur des Anneaux, de Peter Jackson, qui m’a fait tomber en amour avec le fantastique !

Enfin, j’ai une prédilection pour les classiques, tels que certains romans de la saga des Rougon-Macquart d’Emile Zola ou encore les romans de cape et d’épée d’Alexandre Dumas.

 

Si vous deviez définir les étapes d’écriture de votre livre, quelles seraient-elles ?

Bonne question ! J’ai rarement un scénario prêt à être exploité en l’état qui m’arrive comme ça, Bam ! en sifflant ses airs. Si c’était le cas, mes négociations avec Muse seraient diablement plus faciles !

Ce qui me vient d’abord en général, ce sont les personnages, les influences, les concepts pivots autour desquels l’intrigue va s’articuler.

Ensuite, je dresse un plan général, avec les grandes étapes de l’intrigue. J’aime savoir où je vais, mais en même temps, je me laisse assez de liberté dans le développement de l’histoire.

Enfin, il n’y a qu’à se lancer ! Autre chose aussi : j’arrête souvent en chemin pour réécrire certains passages (quand ce n’est pas la totalité !).

 

La trame de l’histoire est-elle déjà toute tracée ou peut-elle être influencée pendant l’écriture ?

La deuxième option, sans hésiter ! Comme je disais plus haut, j’aime me réserver la possibilité de chambouler l’intrigue, de malmener encore davantage les personnages, bref de tout bazarder et de reprendre à zéro ! J’admire les écrivains qui planifient chapitre par chapitre dans le détail, personnellement j’en suis incapable.

 

Est-ce que l’écriture d’un livre est un gros travail de recherche ? Comment vous y prenez-vous ?

Oui, absolument ! Ca a été particulièrement le cas sur le premier tome des Outrepasseurs, puisqu’une grande partie de l’intrigue se passe au 13e siècle. D’ailleurs, j’ai été surprise de mes découvertes dans ce domaine, à mille lieues des préjugés que l’on peut nous servir sur cette période ! Elle est même étonnamment moderne par bien des aspects…

En règle générale, oui, il y a toujours des recherches, que ce soit sur le cadre – la trilogie se déroule en grande partie à Londres, surtout pour les tomes 2 et 3, qui sont beaucoup plus contemporains – les thèmes exploités, etc.

Le tout est d’arriver aussi à se limiter, car en général, seule une faible partie de ses recherches se retrouvera dans le roman. Sans compter qu’il faut respecter la date limite donnée par l’éditeur pour la remise du manuscrit !

 

Donnez un détail croustillant, une anecdote qui vous est arrivée pendant l’écriture d’un livre.

Oh, je ne sais pas si elle est croustillante, mais voici en guise d’anecdote : j’ai eu l’occasion de me rendre sur un des lieux décrits dans le premier tome des Outrepasseurs, au village de Minerve plus exactement. Un lieu qui a sa propre magie, inscrite dans la pierre. Du coup, j’aurais bien eu envie, si cela avait été possible, de rallonger la scène où le village apparaît de quelques pages. Mais je ne pense pas que mon éditrice aurait été d’accord !

 

Merci beaucoup Cindy, d'avoir joué le jeu et pris notre questionnaire au sérieux! :) Quel plaisir!

 

L'avis de *S* sur le tome 1 : Les Outrepasseurs de Cindy Van Wilder



22/10/2014
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