* Rêveurs et mangeurs de papier *

* Rêveurs et mangeurs de papier *

The Rain de Virginia Bergin

 

 

 

 

Post-Apocalypse

384 pages

Parution : le 20 septembre 2017

Editions BAYARD

 

 

 

 

 

Lu dans le cadre d'un partenariat avec

 

Page turners

 

que nous remercions pour l'envoi de ce roman !

 

 

 

 

 

Synopsis :

 

 

Une pluie mortelle s’abat sur la Terre : l’humanité est menacée de disparition. Ruby, 15 ans, part à la recherche de son père.

Je m’appelle Ruby Morris, et voici mon histoire. Si vous la lisez, vous avez énormément de chance d’être encore en vie.

Question : Quand faut-il abandonner tout espoir ?

a) Maintenant. Immédiatement. On est foutus.

b) Dans deux semaines, environ.

c) Jamais.

d) J’imagine qu’il pourrait y avoir un d), mais s’il existe, je ne l’ai pas encore trouvé…

 

 

 

 

L'avis de *Sissi* 21 ans, rêveuse et mangeuse de papier

 

 

 

La fin du monde a pointé le bout de son nez alors que Ruby barbotait dans un jacuzzi avec un garçon. Sa vie commençait à être intéressante. Ce jour là, c'est de peu qu'elle échappe à une pluie contaminée et mortelle. Ses amis, sa famille... n'auront pas la même chance.

 

En quelques pages, tout dérape et le monde de Ruby s'effondre. La pluie fait des ravages. La moindre goutte tue. Le ton est donné. La vie de Ruby ne sera plus jamais la même et la jeune fille a bien du mal à s'y faire et à comprendre que c'est la survie qui compte désormais. Elle nous raconte alors ses aventures, nous fait part de ses peurs et de ses angoisses, nous parle de la solitude, de la soif et de la menace constante que représente l'eau. Et finalement The Rain devient bien difficile à lâcher !

 

Dans la plupart des récits post-apocalyptiques que j'ai eu l'occasion de lire, nous rencontrons des adolescents forcés de murir bien vite pour affronter la fin du monde, pour survivre. Ici, le profil de Ruby est quelque peu différent et il m'a beaucoup surprise.  Nous avons là une adolescente de quinze ans, qui continue à agir et réfléchir comme l'ado qu'elle est. Virginia Bergin nous présente une héroïne imparfaite, parfois inconsciente et superficielle, parfois même détestable. Une ado qui fait les mauvais choix. Une ado qui pense encore à sa cool attitude, au maquillage. C'est une véritable obsession et le résultat n'est pas beau à voir. Finalement, on réalise que c'est sa façon à elle d'encaisser et j'ai trouvé son personnage particulièrement bien construit et réaliste.

 

Ce que j'ai aussi aimé dans ce personnage, ce sont ses traits d'humour qui rendent la lecture super agréable, et presque fun. Et ce malgré la situation alarmante et l'ambiance cauchemardesque. Les pages se tournent très facilement et on se laisse entraîner par les évènements. Ruby nous décrit des scènes terribles dans lesquelles la mort est bien trop présente. Elle est effrayée et a bien du mal à garder son calme, à garder le moral.  Mais finalement, tout ce qui compte, c'est que Ruby garde espoir jusqu'au bout.

 

Verdict : J'ai lu ce roman en une nuit, tant il est addictif. Ruby a une façon bien à elle de nous raconter les sombres évènements qui lui sont tombés dessus et son ton rend la lecture fluide, vivante et rythmée. C'est un roman post-apo écrit à la manière d'un journal intime qui se révèle être très efficace.

 

 

  

 

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« Je m’appelle Ruby Morris, et voici mon histoire. Si vous la lisez, vous avez énormément de chance d’être encore en vie. Mais ça, vous le savez déjà, pas vrai ? »

 
 
 
 

« Je ne pouvais pas en rester là. J’ai proposé qu’on chante. Darius a refusé. La fillette n’a pas répondu – c’était prévisible –, mais on voyait bien que ça ne lui disait rien. Alors, j’ai chanté toute seule.

J’ai compris aussitôt que j’avais fait une terrible erreur. Pas seulement parce que je chantais comme une casserole, mais parce que j’avais entonné la berceuse que maman me chantait quand j’étais petite ; celle qu’elle m’avait refusée ce soir-là, quand elle s’était assise derrière la porte : Dream a little dream of me. C’était la chanson que sa mère lui chantait quand elle était petite, me disait-elle toujours. Maman changeait le « me » en « Ruby », et, comme pour le puits aux fées, j’avais mis des années à comprendre la vérité : la chanson ne parlait pas vraiment de moi.

Soudain, toutes ces jolies paroles m’ont paru fausses.

Il n’y avait pas d’étoiles. On ne pouvait pas les voir, à cause des nuages pleins de bactéries mortelles.

Il n’y avait pas non plus de brise. Juste le murmure de la pluie, qui chuchotait inlassablement : « Je vais te tuer. »

Les oiseaux ne chantaient pas dans les arbres. Ils étaient trop occupés à picorer les yeux des morts. »

 

 

 

 

 

Disponible en librairie, sur AMAZON et FNAC !



20/10/2017
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