* Rêveurs et mangeurs de papier *

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Interview


Interview - Hélène Lenoir

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HELENE LENOIR

que vous pouvez retrouver sur sa page << Facebook >>

 

 

Bonjour Hélène. Pouvez-vous vous présenter à nos membres?

Bonjour ! J’ai 31 ans et j’ai d’abord effectué des études scientifiques (ingénieur agronome et master géomatique) avant de travailler désormais à temps plein en tant que traductrice littéraire… en profitant des périodes hors contrat pour écrire à mon compte.

 

Qu'est ce qui vous a poussé à écrire la toute première fois? Voyons, la toute première fois, je devais avoir huit ans et j’ai écrit une fanfiction des Tuniques Bleues ! (au moins 3 pages à grands carreaux) La motivation était déjà la même qu’aujourd’hui, cependant : celle de vouloir inventer ma propre histoire et de la faire vivre à mes personnages.

 

Nous avons lu et adoré votre premier roman et nous ne pouvons que vous féliciter! Comment s'est passée l'écriture de ce premier tome?

Ravie qu’il vous ait plu. C’est une histoire qui remonte à longtemps. À l’époque, j’étais salariée, et j’écrivais lors de mes périodes de chômage. Le premier jet s’est donc étalé sur quatre ans. (Ce qu’on distingue par l’augmentation de la qualité entre les deux moitiés, je trouve.) Il m’a ensuite fallu six mois de retravail complet ainsi que d’innombrables relectures. Puis je l’ai soumis à une douzaine de maisons d’édition, qui pour la plupart m’ont répondu la même chose : « c’était amusant, on a bien rigolé, mais ce n’est pas ce qu’on cherche en ce moment ». Au bout d’un an et demi, je me suis dit que, quitte à l’abandonner, autant le poster en format électronique sur Amazon et la Fnac. Et de nombreuses personnes ont adoré ! Comme le processus d’édition numérique m’avait intéressée, j’ai poussé jusqu’à la version papier… Et voilà !

 

Dans ce premier tome, pourquoi avoir choisi de mettre en scène deux princes et non les habituels princesse et prince charmant que nous retrouvons dans les contes?

À la base, l’idée (très simple) qu’un prince embrasse une princesse qui se révèle être un autre prince m’avait paru très drôle, et j’ai commencé à bâtir tout un univers et une trame autour de ce point de départ. Avec le recul, c’était une idée un peu ridicule et clichée, mais je suis contente de ce qu’il en a découlé. Au final, elle sert surtout d’excuse pour lancer l’aventure et annoncer le côté parodique. J’avais aussi plus de problèmes avec les personnages féminins, à l’époque. Par chance, c’est une phase qui m’est passée. (Dans le tome deux, deux des personnages féminins tiendront entre autres la vedette.)

 

Les personnages y sont très nombreux et variés. Quel est le ou les personnages que vous avez préféré travailler?

Oui, j’adore les histoires avec de nombreux personnages, du genre La Belgariade de David Eddings. Dans mon roman, il y en a même un peu trop dans les chapitres finaux ! Je vais profiter des tomes suivants pour les étudier plus en profondeur. Question caractère et expérience, je trouve le personnage de Saga le plus intéressant : elle doit gérer non seulement une longue existence, mais une succession de personnalités qui ne s’entendent pas toujours entre elles. Mais pour l’instant, j’ai surtout travaillé sur Marc et Éleuthère, qui forment deux facettes du héros par excellence. À travers leur regard, le lecteur découvre et apprend en même temps qu’eux. Leurs caractères sont complémentaires, ce qui offre plusieurs niveaux d’interprétation. Néanmoins, mes favoris, mes petites faiblesses, ce sont Gaspin et Rustning. Je trouve que, dans un récit, les éléments comiques sont les meilleurs moyens de faire passer de l’émotion. Leurs remarques sérieuses ou tristes sont d’autant plus frappantes qu’elles sont rares, donc importantes. Et puis, on peut leur faire dire n’importe quoi. J’ai sur mon portable (très sérieusement) une liste d’insultes en réserve pour Rustning !

 

Dans votre roman, nous évoluons dans un monde imaginaire où la magie et les créatures magiques font parties du quotidien. Quelle est votre créature préférée?

Les dragons ! Les DRAGOOOOONS !

 

Pouvez vous nous dire quelques mots au sujet du second tome?

Je suis en plein dans le premier jet du tome 2, ce qui veut dire que 50% de ce que j’écris disparaîtra ou sera remanié ! Mon état d’esprit actuel est plutôt : « avancer à tout prix ». Il faut que j’arrive au bout d’une histoire pour pouvoir me dire « bon, maintenant, on recommence en faisant ça bien propre ». Ce tome se concentre sur le trio qui revient sur le continent de départ afin de combattre le Dieu Rieur : Éleuthère, Saga, et Aynet, la fée. Comme leur objectif consiste à rassembler les royaumes afin de combattre l’armée que le Rieur rassemble, il s’agit d’un tome très politique et stratégique. On rencontre les familles de Marc et d’Éleuthère, on en apprend plus sur l’Empire Quéralien… Il y aura aussi (enfin) une romance. Je pense que personne ne la verra venir. Personnellement, elle m’est tombée dessus sans prévenir. Et puis, à la fin, il y aura un gros retournement de situation, bien entendu.

 

Combien de tomes avez-vous prévu pour cette série?

Pour l’instant, le nombre de tomes prévus oscille entre quatre et cinq. Le troisième suivra Rustning, Lucàn et Marc sur un bateau, le quatrième le petit groupe shamanique (Gaspin, Osbern, Ghaith et Bì Cuǐ) qui s’aventurera dans le domaine de l’Ordre du Loup. Suivant l’avancée du récit, il se peut que je conclue tout à la fin de ce tome, plutôt que d’en écrire un cinquième. Le rythme prévu est d’un tome tous les deux ans.

 

Avez-vous d'autres projets d'écriture?

Bien sûr ! Je pense que tous les écrivains ont au moins dix projets sous le coude et qu’ils aimeraient être capables d’écrire vingt heures par jour ! Parmi les plus développés, j’ai un projet de science-fiction dont j’aimerais beauuuucoup parler – ce qui prendrait au moins trois heures uniquement pour le contexte historique. Le ton serait plus sombre et plus cru que pour La Traque des Anciens Dieux, mais l’humour serait toujours là. Je meurs d’envie d’essayer d’écrire du point de vue d’un extraterrestre non-humain. L’érotisme me tente aussi, ainsi que le fantastique contemporain (de la bit-litt parodique, peut-être ?), et j’ai même un début de pièce de théâtre en alexandrins avec des zombies ! Au final, le seul genre qui ne m’inspire vraiment pas, c’est le policier.

 

Quels genres de choses peuvent vous inspirer au quotidien? Avez-vous des habitudes d'écriture?

Concernant mes habitudes d’écriture (et de traduction, d’ailleurs), il s’agit surtout d’autodiscipline. L’inspiration ne vient que si je la saisis par les cheveux pour l’asseoir de force à côté de moi ! J’essaie de travailler trois ou quatre heures le matin, dès le réveil ; puis je fais une grosse pause en milieu de journée, afin de faire du sport, des courses… Je reprends vers 15-16h et je travaille encore trois heures. C’est un rythme qui peut sembler tranquille, mais au bout de six ou sept heures d’écriture par jour, cinq à six jours par semaine, le cerveau se transforme en bouillie et les yeux pâtissent. Quant à mes sources d’inspiration, elles sont nombreuses. Pour enrichir mon style et mes références, j’essaie de lire souvent et des choses très variées. Mes modèles de personnages sont plutôt tirés de films et de séries télé, ce qui leur donne de l’épaisseur, un visuel et un ton de voix. Mes décors et mes paysages, eux, viennent directement de la vie réelle ! Ma narration découle naturellement de tous ces éléments : généralement, je place mes personnages dans une situation et je leur dis de se débrouiller. Du coup, ils n’en font parfois qu’à leur tête…

 

Quelle a été votre dernière lecture? Et votre plus gros coup de coeur littéraire?

Ma dernière lecture (de vacances), c’était The Selection, de Kiera Cass. Comme le décrit ma sœur, c’est un peu « Hunger Games au pays de Barbara Cartland ». Quant à mon plus gros coup de cœur… Houlà, dur ! Ces dernières années, je dirais la trilogie Red Rising, de Pierce Brown, que j’ai eu la chance de traduire. Mes références ultimes restent Jane Austen, P.G. Wodehouse et Terry Pratchett, trois auteurs hilarants qui ont tout compris sur la nature humaine, bien que vivant à des époques très différentes.

 

Merci Hélène d'avoir pris le temps de répondre à nos questions. Avez-vous une dernière chose à partager?

Merci à vous pour vos questions très pertinentes ! Rien de particulier à ajouter, si ce n’est que j’apprécie beaucoup que les blogueurs donnent leur chance aux auteurs indépendants. Sans grande maison pour nous prendre en charge, la communication constitue notre point faible et, comme on dit, si personne ne sait que le livre existe… Je cherche justement à découvrir d’autres œuvres indépendantes (de qualité et soignées) afin de relayer l’info. N’hésitez pas à m’en faire parvenir !

 

 

 

 

 

Vous pouvez retrouvez l'avis de *S* sur le premier tome de la série

<< La Traque des Anciens Dieux >>


27/07/2016
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Interview - Maëlle Andals

 

 

 

MAËLLE ANDALS

Auteure du roman << Entre les Mondes >>

 

 

 

Bonjour Maëlle ! Merci encore d'avoir accepté de répondre à quelques questions.

Présentez vous en quelques lignes.

Bonjour, Maëlle 36 ans, girondine de naissance, j’ai eu la chance de pouvoir revenir dans ma région. Je vis aujourd’hui près de Bordeaux.

 

Qu'est ce qui vous a poussé à écrire?

Depuis mon enfance, j’ai l’habitude de me raconter des histoires avant de m’endormir. Pendant mon adolescence, ces dernières ont pris tellement d’ampleur que je rêvassais pendant les cours. Depuis, ces contes font partie de moi. Vers 30 ans, j’ai ressenti cette envie incontrôlable, cette pression à l’intérieur de moi. Avec le recul, je me dis que mes personnages avaient simplement besoin de sortir… Trop à l’étroit dans ma tête, je les ai libéré pour qu’ils vivent enfin leurs aventures.

Ecrire est maintenant pour moi une façon de sortir le trop plein que j’accumule au quotidien, c’est le moyen de me défouler et de m’apaiser. Aujourd’hui, j’en ai besoin et je ne pourrais plus m’en passer.

 

Dans quelles conditions êtes vous la plus efficace?

J’attends que les scènes me submergent, souvent elles m’habitent pendant de longues semaines avant de laisser mes doigts courir sur le clavier. Parfois, je pars d’un délire avec ma cousine (c’est elle qui subit la phase de création en plus de tout le reste) et il sort quelque chose d’inattendu qui s’intègre parfaitement entre deux passages problématiques.

Pour écrire, j’aime écouter de la musique, elle me porte j’ai l’impression de m’évader. De nombreux artistes m’ont accompagné sans qu’ils le sachent : Muse, Adèle, Stromae, Bruno Mars…

 

Pourquoi avoir tenté l'autoédition?

Pourquoi pas ? J’ai envoyé mon roman à quelques maisons d’éditions trop grosses et pas assez ciblées. Et puis un évènement est venu bouleverser ma façon d’appréhender les choses, alors j’ai décidé de réaliser mon rêve sans plus attendre.

 

Entre les Mondes est votre premier roman. Racontez nous un peu ce que ça fait de voir un aussi beau projet aboutir?

C’est une sensation grisante ! Comme une naissance… Bon la gestation a été longue, les sautes d’humeurs probablement pénibles pour mon homme mais ça valait le coup !

 

Comment cette idée de mondes parallèles est née?

Mes lectures oscillent entre bit lit et heroic fantasy, sans compter les polars, la romance médiévale, les romans d’aventures, policiers, science fiction… Bref pour moi, il était normal de mélanger ces deux univers.

 

 

Si il était possible de voyager dans un autre monde, quel univers vous tenterait le plus?

Le monde d’Adrian me plaît beaucoup.

Voilà ce que j’aurais pu écrire sur ma vie là-bas :

« Je ne fais pas partie des chevaliers, je suis quelqu’un de tenace mais mon mètre cinquante-cinq et mon manque d’aptitude pour le sport ne m’ont pas ouvert les portes de l’ordre… Aujourd’hui j’enseigne la maîtrise des pouvoirs magiques ayant moi-même eu beaucoup de difficulté à contrôler mon don pour sentir l’histoire de chaque être ou objet que je touche… »  ;)

 

 

Quelles réactions attendez-vous chez un lecteur qui découvre votre univers?

J’espère pouvoir lui faire ressentir quelque chose, qu’il aime se promener dans mes mondes et qu’il ait hâte d’y revenir. Que mes personnages lui plaisent, l’énervent ou lui donnent des envies de donner des claques !

 

 

En tant que lectrice, quel est votre genre de prédilection?

Je partage la majorité de mes lectures entre urban et heroic fantasy. Mes auteurs préférés dans ces domaines sont Anne Rice avec sa saga sur les vampires ou celle sur les sorcières Mayfair, Terry Goodking et sa série sur l’Epée de Vérité, Patrica Briggs et les aventures de Mercy Thompson ou de Charles et Anna. L’Assassin Royale de Robin Hobb a été aussi une lecture intense et passionnée… Aujourd’hui Sophie Jomain, Bettina Nordet ou Cassandra O’Donnell me font rêver !

 

 

La fin de votre premier tome est assez sombre. Pouvez-vous nous en dire plus sur la suite des aventures de Néva et Adrian?

Curieux ! Je peux seulement vous dire que le tome 2 va éclairer le lien qui existe entre eux, et comment ils ont pu ouvrir ce passage… Quand à l’atmosphère sombre… L’embellie n’est pas pour tout de suite !

L’écriture de ce tome est terminée. Je finis les corrections avant que mes bêtas le relisent et me donnent le feu vert. Je pense que la suite sera là dans quelques mois ! 

 

 

Merci beaucoup pour toutes ces réponses! Un dernier mot pour la route?

Merci pour m’avoir proposé cette interview et pour cette merveilleuse chronique.

« Entre les Mondes » est l’aboutissement d’un travail de longue haleine, une traversée de doute et d’inquiétude. Pourtant, l’étape la plus angoissante est celle-ci, je remets ces quelques pages entre vos mains… Merci à ceux qui m’encouragent et me soutiennent.

A bientôt au travers de mes mondes !


23/11/2015
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Interview - David Moitet

 

DAVID MOITET

http://david-moitet.fr/

 

Présentez vous en quelques lignes.

Professeur d’EPS le jour, je m’évade le soir et pendant les vacances pour imaginer d’autres mondes, ou tout simplement des histoires, pour les jeunes ou pour les adultes. Mon ambition est d’essayer de donner aux lecteurs le plaisir que j’ai pu ressentir en moi-même grâce à certains livres, tout en évoquant certains sujets qui méritent que l’on s’y intéresse.


Vous avez écrit du policier et du thriller avec « Le passage des ombres » ou « Apoptose », mais aussi de la science fiction jeunesse avec la trilogie « Les Mondes de l'alliance ». Avec quel genre littéraire êtes-vous le plus à l'aise?

Je suis un lecteur de SF et de polar. Je n’ai donc pas de grande difficulté à passer d’un monde à l’autre. Je recherche avant tout la liberté lorsque j’écris, et ces deux univers me permettent d’explorer différents aspects de l’écriture, avec une grande liberté de ton dans les polars, et des possibilités infinies de création dans la SF jeunesse.

 

La trilogie « Les Mondes de l'Alliance » est une grande aventure dans l'espace. C'est un monde organisé, avec des nouvelles espèces, des planètes inconnues etc... cela doit représenter un travail phénomémal et complexe. Racontez nous de quel façon vous avez travaillé? Si vous avez fait des recherches spécifiques?

Je trouve que tout ce qui touche à l’espace est passionnant. Imaginer que l’on est à ce point insignifiants au regard de l’univers donne à réfléchir... Je m’intéresse depuis longtemps à ces sujets, et j’ai lu de nombreux livres sur l’astronomie ou la cosmologie. La véritable difficulté pour « Les Mondes de l’Alliance » a été de dépeindre un univers cohérent, sans tomber dans le piège des explications trop scientifiques que mes jeunes lecteurs n’auraient pu comprendre. Le challenge était donc de faire passer ces connaissances de la façon la plus digeste possible, et j’espère avoir réussi.

Cette trilogie science fiction a t'elle été influencée par des séries, des films, des romans? D'autres univers qui vous ont particulièrement inspiré?

Oui, forcément, j’ai subi beaucoup d’influences littéraires et cinématographiques. De Phillip K Dick à Asimov, pour les classiques, aux films tels que Blade Runner ou Star Wars... J’ai glissé volontairement de nombreux clins d’œil à ces monuments de la SF. Ce qu’il ne faut pas oublier, c’est que la nouvelle génération ne connait pas ou peu ces œuvres. Les Mondes de l’Alliance seront j’espère une porte d’entrée dans le monde de la SF, qui permettra aux jeunes lecteurs de découvrir tous ces univers qui n’attendent qu’eux.

Nato et Jade sont deux jeunes héros exceptionnels. Pourquoi avoir choisi des jumeaux?

La relation entre frère et sœur m’intéressait beaucoup, et permettait également de faire évoluer l’histoire dans deux directions différentes, ce qui apporte du dynamisme aux romans.


En dehors des jumeaux, nous avons beaucoup apprécié Virgo, un Régalien hilarant. Vous avez dû beaucoup vous amuser avec ses blagues! Mais vous, quel est le personnage que vous avez préféré travailler?

Virgo est en effet un personnage très sympathique, toujours prêt à lancer une petite vanne, ce qui détend l’atmosphère à certains moments sombres de la trilogie. A mon sens, il est presque aussi important que les jumeaux. Et puis, c’est vrai que c’était très drôle d’imaginer les blagues à ses côtés.


Avez-vous d'autres projets d'écriture en cours (dont vous pouvez nous parler) ? Pensez-vous écrire une autre histoire dans le même univers que « Les Mondes de l'Alliance » ?

Beaucoup de projets en effet. Un polar pour adultes, tout d’abord, puis un autre roman de science-fiction pour les jeunes, que je viens de terminer. Le titre provisoire est New Earth Project. Il s’agit d’une histoire d’amour, teintée d’écologie, dans un monde en déclin suite à un réchauffement climatique galopant. Les destins des deux héros, que tout oppose, vont se croiser autour du Projet Nouvelle Terre, qui vise à envoyer des millions de Terriens coloniser une nouvelle planète, à plusieurs années-lumière de la Terre...

J’envisage aussi de travailler sur deux ou trois romans dans l’univers des Mondes de l’Alliance, dans lesquels on ferait connaissance avec de nouveaux personnages, qui seraient amenés à croiser la route de Jade et Nato, une dizaine d’années après la fin du troisième tome...
 
Merci beaucoup d'avoir pris le temps de répondre à ces questions. Aimeriez-vous ajouter quelque chose?

Une énorme bise à toute l’équipe des Rêveurs et Mangeurs de Papier !

 

 

Vous pouvez retrouver l'avis de *Jim* sur la trilogie complète

<< Les Mondes de l'Alliance >>

 

 

Autres romans à découvrir : 


30/08/2015
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Interview - Loïc Le Borgne



LOÏC LE BORGNE

http://loicleborgne.over-blog.com/

 

Présentez vous en quelques lignes.

Je suis écrivain depuis une dizaine d'années, même si j'ai toujours imaginé et écrit des histoires… depuis l'école primaire en fait. J'ai 46 ans, deux filles, un chat, beaucoup de livres et de musique à la maison. J'habite dans une petite ville, en Sarthe. J'ai été journaliste durant une quinzaine d'années.

 

Parlez-nous de vos romans, de votre parcours en tant qu'auteur. Quel genre de romans préférez-vous écrire?

«Il » est en réalité le premier vrai roman que j'ai écrit, lorsque j'étais jeune journaliste, il y a 20 ans. Sauf qu'il ne s'appelait pas « Il » et que je l'ai totalement réécrit en 2014, ne gardant que la trame de fond et les personnages. A l'époque, les éditeurs l'avaient tous refusé. En le relisant, j'ai pensé que j'allais avoir beaucoup de travail ! Ce fut le cas : j'ai passé plus de temps à réécrire ce roman qu'à en écrire un nouveau, mais l'histoire me plaisait.

En 2006, j'ai publié une première trilogie de science-fiction, pour adolescents, « Marine des étoiles » et ses suites, et puis les livres se sont enchaînés à bon rythme.

J'aime écrire des récits qui ouvrent grand les portes de l'imaginaire, qui nous font basculer, moi comme les lecteurs, dans un monde étonnant… comme les contes ou les récits épiques d'autrefois. J'ai toujours été fasciné par les aventures d'Ulysse dans l'Odyssée.

J'apprécie beaucoup la science-fiction, qui représente pour moi l'aventure ultime, puisqu'elle n'est pas encore arrivée. La science-fiction (je n'aime pas ce mot un peu vieillot car le futur n'est pas seulement scientifique, mais il n'en existe aucun qui me convienne) nous permet de prendre du recul sur notre société en nous projetant dans le futur. J'aime que des personnages auxquels je suis attaché se retrouvent confrontés à des événements fabuleux, voilà pourquoi j'apprécie aussi la littérature fantastique. J'ai toujours aimé lire ce genre de récit. Mais je n'y trouvais pas tout à fait mon compte, je cherchais des histoires qui n'existaient pas… un jour, vers l'âge de dix ans, je me suis décidé à en écrire moi-même !

 

Comment vous organisez-vous pour écrire un roman?

Je passe beaucoup de temps à imaginer mes histoires, à en assembler les différents éléments, comme un puzzle. Je trouve souvent des idées pendant les vacances, quand mon esprit est plus libre de se balader… Puis j'écris le scénario, mais pas forcément jusqu'à la fin. Tout dépend de l'âge des lecteurs, du thème… Par exemple, pour « Il », je ne savais pas comment se terminerait le récit. Mais pour « Le Garçon qui savait tout », j'ai bâti le scénario de A à Z, en le modifiant parfois un peu au fil de l'écriture. J'aime varier les expériences. Je me lève tôt pour écrire dans mon bureau, en musique. La musique me porte et m'empêche de douter, de revenir en arrière. Enfin vient la phase des relectures et des réécritures… celle que je redoute le plus… elle me rappelle les devoirs scolaires ! Cette fois, plus de musique, il faut être très attentif. Pour que cette étape reste supportable, j'en profite pour imaginer de futures histoires… certaines deviennent des romans, d'autres traînent longtemps dans ma tête. J'en parle à ma femme, à mes filles, à des amis… je vois ce qu'ils en pensent.

 

Comment l'idée de créer une nouvelle espèce, une évolution à l'espèce humaine est-elle venue?

Tout cela vient de l'enfance, je crois. J'ai toujours été passionné par les mystères : ceux du futur, de la science, mais aussi ceux du passé. J'ai beaucoup aimé étudier la Préhistoire, les anciennes civilisations. La longue histoire du Monde nous fait également prendre du recul sur notre petit présent. Je me posais cette question : puisque plusieurs sous-espèces humaines ont existé ou coexisté (on a eu la preuve récemment que l'homme de Néandertalien et homo sapiens sapiens avaient vécu au même moment et avaient même eu des enfants ensemble), pourquoi pas d'autres ? Pourquoi l'évolution cesserait-elle aujourd’hui' ? D'autant que les mécanismes précis de cette évolution restent plutôt mystérieux… Il existait déjà des histoires à ce sujet, mais je voulais un récit de proximité, très ancré dans le présent, réaliste, se déroulant dans un village et non à l'échelle planétaire. En général, j'aime proposer des récits abordant les grands thèmes de la science-fiction mais concentrés sur un territoire plutôt restreint, souvent rural, à une très petite échelle, tels que je les connais, et que connaissent des millions de gens. C'est le cas dans « Le Bout du Monde », paru également chez Syros, « Le Garçon qui savait tout », « Il », « La Cité des dauphins » (Imaginemos), « Hystérésis » (Le Bélial), etc.

 

Votre roman « Il » se déroule à Templeuve. C'est une ville du Nord de la France, mais tous les décors existent-ils? De quels lieux vous êtes vous inspirés?

Bonne question, qui va me permettre d'éclaircir un peu les choses. Non, le roman ne se déroule pas dans le nord de la France. Je n'y suis jamais allé (mais ça viendra sûrement) ! Il se déroule dans une ville appelée Templeuve mais plutôt dans l'Ouest de la France, pas trop loin de Paris, comme indiqué dans le récit. Nous sommes dans un récit de fiction et cette ville est imaginaire. Le décor, c'est la ville de Mamers, sous-préfecture de la Sarthe, dans les Pays de la Loire, où j'ai été journaliste durant près de dix ans. Les friches industrielles, le centre-ville, les forêts, et même le bazar, j'ai connu tout cela. Mais j'ai décidé de changer le nom de la ville en « Templeuve ». Pourquoi ? Parce que c'est là, dans le Nord de la France donc, que furent organisés de nombreux procès en sorcellerie. Des femmes que l'on jugeait trop bizarres à l'époque furent brûlée en place publique. Si vous avez lu « Il », vous comprenez désormais la raison de ce nom… A toute époque, la barbarie peut s'installer, avec la complicité d'une grande partie de la population, et conduire à la mort de gens que l'on estime un peu trop différents…

 

Vous nous avez confié que votre fille avait relu avec attention votre roman. A quel point son avis compte pour vous? Vous a t'elle demandé de faire des changements?

Ma fille aînée a 15 ans mais elle relit depuis longtemps mes histoires, lorsqu'elles sont destinées à des lecteurs de son âge ou plus jeunes – elle a commencé avec la série du « Club des chevaux magiques » parue entre 2010 et 2013 chez Gründ. Elle entre vraiment dans les histoires, contrairement à la plupart des adultes, ce qui lui permet de repérer des erreurs de logique (par exemple, la manière dont s'exprime un personnage, ou une erreur de prénom). Mes filles ne me demandent pas réellement de modifier mes histoires, mais elles m'ont donné les idées de base pour la série « Le Club des chevaux magiques » (parue chez Gründ).

 

Quelles réactions attendez-vous chez un jeune lecteur qui découvre « IL » ?

D'abord, j'espère qu'il s'attache aux personnages, qui sont presque vivants pour moi, lorsque j'écris le récit. Ensuite, je souhaite qu'il apprécie les mystères, les péripéties. Enfin, je glisse des pistes de réflexion. Pour « Il », je pense que chaque lecteur comprend qu'il faut se méfier des jugements à l'emporte-pièce, qui peuvent conduire à des drames. L'inconnu dérange, inquiète toujours. Certains font tout pour s'en écarter, pour rejeter ce qui est nouveau, différent, c'est une tendance naturelle chez l'humain. Ce rejet de la différence repose en réalité sur une méconnaissance de l'autre. J'ai beaucoup voyagé, hors des sentiers battus, et je sais que les humains sont en apparence très différents, d'un bout à l'autre du monde, mais en réalité très proches. Les racines sont importantes mais la différence enrichit. Les gens qui ont peur de la différence, ou plutôt qui pensent qu'elle peut menacer leur pouvoir, tentent toujours de faire croire le contraire. Dans « Il », ces gens modestes qui vivent dans les campagnes se sentent abandonnés, ils ont peur. Ils cherchent des coupables. Et c'est toujours dans ces cas-là que la situation devient explosive… et que l'on brûle des sorcières.

 

Elouan développe des dons impressionnants. Et vous, quel don auriez-vous aimé posséder? Et pourquoi?

Le don d'invisibilité. J'aimerais beaucoup jouer à la petite souris. C'est mal, je sais, mais très tentant. Attention, tout pouvoir a son revers. Un pouvoir donne, d'abord, de la responsabilité. Et puis, si vous êtes différent, il attire sur vous toutes sortes de regards… Je n'ai pas de vrai pouvoir, mais j'imagine des histoires, des univers. C'est presque un pouvoir magique, dont je rêvais enfant...

 

En tant que lecteur, quel genre de lecture vous plaît le plus? Quels sont vos romans préférés?

J'aime les récits à la fois ancrés dans le réel et l'imaginaire. Stephen King pour la littérature fantastique en est un exemple parfait. Les gens, les lieux ont l'air vraiment palpables, réels, et puis tout dégénère… J'aime les histoires qui plongent au cœur des grands mystères, mais avec des personnages très humains, proches de nous, pas forcément parfaits. Je peux citer « Le mystère du lac » de Robert McCammon, « L'Ile mystérieuse » de Jules Verne, « Nuit d'été » ou « Hypérion » de Dan Simmons, « Ca », « Le Fléau » ou « Shining » de Stephen King, « Dune » de Frank Herbert, « Contact » de Carl Sagan, « La Nuit des temps » de Barjavel, « La Planète des singes » de Pierre Boulle, « Un animal doué de raison » de Robert Merle, etc. En ce moment, je dévore « Le Trône de fer », alors que je ne suis pas très porté sur la fantasy, mais les personnages et les rebondissements sont fascinants… De temps en temps, j'aime aussi relire un roman ou une nouvelle d'Hemingway. J'aime son style carré, ses personnages rudes. Il dit beaucoup de choses profondes avec des mots simples, sans tous ces trompe-l’œil qui encombrent la littérature de salon.

 

Merci infiniment d'avoir pris le temps de répondre à nos questions! Pour finir, aimeriez-vous partager quelque chose de particulier?

Voici deux endroits où j'ai passé beaucoup de temps en vacances, et qui m'ont donné envie d'écrire des histoires, où une foule d'idées me sont venues : le village de Saint-Pabu, près de l'aber Benoît dans le Finistère, et celui de Gavarnie, dans les Hautes Pyrénées, au pied des cimes enneigées. J'adore ces deux endroits. Si vous voulez prendre un grand bol d'air, vous emplir les yeux et le cœur de visions fantastiques, allez-y. Dans des atmosphères pareilles, vous n'inventez pas d'histoires : elles sont là, elles attendent que vous les ramassiez.

 

Titres de l'auteur à découvrir :

...

 

Vous pouvez également retrouver l'avis d'Alex sur le roman IL


05/08/2015
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Interview - Johanna Zaïre

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JOHANNA ZAÏRE

http://www.johannazaireofficiel.com/

 

 

Présentez vous en quelques lignes (on veut tout savoir, même le nom de votre chat ^^)

Bonjour, bonjour, je m’appelle donc Johanna Zaïre j’ai actuellement 26 années derrière moi. Je suis auteure de plusieurs romans et je suis chanteuse. Je suis, à ce qu’il paraît, très bizarre mais je ne suis pas méchante. J’ai un groupe de personne qui me suit, certains appelle ça des Fans moi j’appelle ça ma Zombie Family… Oui ce sont des Zombies et je les adore. Je suis donc passionnée par l’écriture, la musique et le cinéma. Je passe mon temps à écrire et à chanter. Je fais aussi de la Comédie Musicale. Et je trouve également le temps de travailler pour gagner ma vie. Non, en fait c’est ce qui me prend le plus de temps (rire). Pour finir je dirais que je suis vraiment contente de répondre à vos questions et que je vous remercie pour l’interview. Pour ce qui est du chat, je n’en ai pas, mais j’ai un petit chien nommé Jewel.

 

Que représente l'écriture pour vous?

L’écriture est une véritable passion, c’est même devenu une drogue. Je ne passe pas une journée sans écrire ne serait-ce que quelques lignes. Je ne sais pas vraiment ce que je ferais sans l’écriture. Parfois je me dis que j’écris tellement que je devrais peut-être faire une pause mais finalement, je pense que j’aurais un réel manque… il suffit de voir quand je me rends compte que mon pc n’a plus de batterie et que je vais devoir attendre avant de sortir ce que j’ai dans la tête (rire).

 

Qu'est ce qui a inspiré l'écriture de « Les Roitsy de Magara Kisi » ?

« Les Roitsy de Magara Kisi » m’ont d’abord été inspirées par un lieu que j’adore sur lequel j’ai écrit une chanson « The Misery Fountain ». Puis m’ont inspirée l’approche de la fin du monde de 2012, et puis tout ce que l’Homme fait subir à notre planète. J’essaie d’être écolo chaque jour mais ce n’est pas toujours facile. Je me suis demandé ce que ferait la Terre si elle pouvait se défendre et le reste à suivit. Mon imagination a brillamment joué son rôle.

 

Quels livres, musiques, dessins animés, films... vous ont marqués ou inspirés et pourquoi?

Pour toutes mes disciplines (écriture/musique/vidéo) je pense que mon inconscient puise dans tout ce qui se trouve dans ma petite tête, alors je ne sais pas vraiment quelles choses précises m’influencent. Je ne pense pas avoir été inspirée par un dessin animée, par contre je regarde énormément de films donc il doit y avoir des références par-ci par-là de films que j’ai vu, mais comme je ne me pose pas de question quant à la provenance des idées tirées de mon imagination, je ne pourrais pas vraiment le dire. Je lui fais confiance, c’est elle qui guide mes écrits en général. Côté visuel, Marilyn Manson m’inspire beaucoup ça fait un peu plus de 10 ans que j’écoute ou regarde ce qu’il fait et je l’ai toujours trouvé fascinant. Côté livre, je ne lis pas de romans, je lis uniquement des livres qu’on trouve dans les rayons culture et société donc je m’instruis plus qu’autre chose, ces livres me servent à garder une part de réalisme dans mes romans.

 

Avez vous un petit rituel, une mise en condition pour écrire? (vous savez... comme les sportifs de haut niveau, gober des oeufs par exemple? ^^)

Cette question vient de me faire prendre conscience que je n’ai jamais essayé de gober d’œufs de ma vie… Pour ce qui est du rituel, je n’en ai pas puisque j’écris dès que je peux. Dans ma chambre à mon bureau ou étalée sur mon lit, dans les transports en commun, dans une salle de cinéma, un restaurant ou au bord d’un lac, ça n’a pas d’importance. Tant que j’ai mon ordinateur portable avec moi j’écris. Je laisse mon imagination faire tout le boulot (rire).

 

Quelles réactions recherchez vous chez vos lecteurs?

Pour être tout à fait honnête avec vous, je ne cherche pas de réaction particulière puisque j’écris avant tout pour moi-même et non pour les autres. On ne peut pas plaire à tout le monde ou satisfaire tout le monde, alors écrire pour les autres me semble compliquer. Si déjà moi je suis satisfaite c’est énorme parce que je suis assez perfectionniste. Je pars du principe que si ça me plaît ça peut plaire aux lecteurs aussi. Si je ressens des émotions, de la peur, de la tristesse, ou l’envie de rire pendant un passage de mon roman alors je me dis que peut-être les lecteurs ressentiront la même chose lorsqu’ils liront ce passage aussi. Je pense que le plus important c’est d’aimer ce qu’on fait peu importe ce que pense les autres. Chercher à plaire est une perte de temps puisqu’il y aura toujours quelqu’un à qui ça ne plaira pas et c’est une bonne chose.

 

Comment vous y prenez-vous pour écrire un livre? Quelles en sont les étapes, selon vous?

Les étapes d’écriture de mes livres sont très simples. Premièrement j’écris la totalité du roman, jusqu’à ce que mon imagination n’ait plus rien à dire, sinon elle ne me laisse pas dormir, donc au final je n’ai pas le choix (rire). Une fois que c’est fait, que j’ai mon texte entier, je le relis, je modifie des choses, j’en supprime, j’en rajoute. Et une fois terminé, je le corrige avec l’aide de mes deux correctrices. Et voilà ! :)

 

Parlez nous de ton second tome pour la série "Les Roitsy de Magara Kisi"?
Eh bien il s'agit tout simplement de la suite du premier... (rire) Je plaisante. Que dire sur le deux si ce n'est que je compte bien faire oublier notre monde au lecteur. Autant le premier tome est plus réaliste que fantastique, autant le deuxième penche plus du côté de l'imaginaire. Je ne veux pas en dire trop. Je peux dire par contre qu'il sortira cette année si tout va bien.

 

Merci beaucoup Johanna pour ces réponses! 

 

AUTRES TITRES A DECOUVRIR

 



INFO : Vous pourrez retrouver Johanna Zaïre lors d'une séance de dédicace au Salon du Livre de Paris, le 23 mars 2015.


19/02/2015
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Interview - Bélina Kerboriou

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BELINA KERBORIOU

http://belina-kerboriou.weebly.com/

 

 

Présentez vous en quelques lignes.

Voici un exercice que je n’apprécie pas particulièrement… Je ne sais jamais quoi dire et comment commencer, mais je vais faire un effort. ;)

Je m’appelle Bélina Kerboriou, j’ai 26 ans et j’habite en Loire-Atlantique. Je suis née en Normandie (région où se déroule une partie de l’action de mon roman d’ailleurs). J’aime passer du temps avec ma famille et mes amis. Je vis avec mon chéri depuis deux ans environ, nous avons deux chats : Raoul et Mowgli (ce dernier, c’est mon chachounet d’amour ! Oui, j’invente des mots, j’aime ça ! ^^).

Que dire d’autre… J’ai obtenu mon Bac L en 2008, et depuis j’ai accumulé les petits boulots (car rien d’autre que l’écriture ne m’intéresse réellement). J’ai profité de mon année 2013 pour finir le premier tome de « Le secret des dieux anciens ». Depuis, je préfère me consacrer à la préparation d’un concours de la fonction publique pour pouvoir travailler en bibliothèque.

Ma couleur préférée est le rouge (en fait, tous les rouges, du plus foncé au plus clair, me conviennent… je ne suis pas difficile ! lol), mes plats préférés sont les sushis et les makis, et j’aime glander devant une bonne série ou un bon film de temps à autre. C'est-à-dire souvent. Ahahah !

En dehors de l’écriture, j’ai d’autres passions : la lecture, le modeling (je pose pour des photographes, en amateur, depuis 2010), et le fitness (pour me sentir bien, et en forme !).

Je crois que c’est tout….

Ah, non, j’allais oublier ! À ce qu’il paraît, je suis une sadique avec mes lecteurs… Mais seuls ceux qui ont lu le livre comprendront. ;p

 

Depuis quand écrivez vous? Que représente l'écriture pour vous?

Franchement, je ne me rappelle plus exactement quand ni comment j’ai commencé à écrire. Aussi loin que remontent mes souvenirs, je l’ai toujours fait ! Petite, j’écrivais de petites histoires, très courtes, auxquelles j’ajoutais des illustrations (si on peut appeler des dessins d’enfants informes des illustrations…). Celle dont je me souviens le plus est celle d’une petite fille qui tombait de son vélo un jour et qui s’apercevait que son sang était vert. En fait, c’était une extraterrestre, et les siens revenaient la chercher, car elle était la princesse de leur monde, mais elle ne voulait pas quitter sa famille adoptive terrienne… Je devais avoir sept ou huit ans lorsque je l’ai écrite. Je l’avais recopié sous forme de livret, et j’avais tenté de bien dessiner, pour illustrer mes phrases… Maintenant que j’y repense, j’en ris, mais mes parents ne comprenaient pas toujours pourquoi je restais enfermée, assisse derrière mon bureau, au lieu de sortir lorsqu’il faisait beau !

Bref, vous l’aurez compris, l’écriture fait partie de moi, je ne me vois pas ne pas écrire. Il faudrait que je sois à l’agonie pour ne pas le faire. Même si, parfois, je reste de longue période sans écrire une seule ligne, dès que ça revient, ça ne fait pas semblant ! J’en ai fait de nombreuses nuits blanches… Pas très intelligent, je sais, surtout lorsqu’on doit se lever tôt pour aller travailler le lendemain, mais c’est comme ça, je n’y peux rien !

 

Avez-vous un petit rituel avant d'écrire?

Pas exactement. Je ne peux pas écrire si je ne suis pas seule, par contre. Ni avec de la musique. Avant, j’y arrivais. Je tenais un blog au lycée, et j’écoutais du métal en rédigeant mes articles, mais pour ce qui est de mon roman, il me faut le calme le plus complet (ou presque, pas toujours facile avec deux chats à la maison, et un chéri qui écoute sa musique à fond ! XD). Lorsque l’inspiration me lâche en court de route, j’abandonne mon ordinateur quelques temps, je fais un peu d’exercice, et je m’y remets après la douche. Ça aide, parfois.

 

Qu'est ce qui a inspiré « Le secret des Dieux Anciens »? D'où l'idée d'allier Dieux Égyptiens et Vampires vous est-elle venue?

Contrairement à beaucoup qui puisent leur inspiration dans leurs rêves, je ne saurais dire comment les idées me viennent. Sérieusement, on me pose souvent la question : « Mais d’où te vient cette imagination débordante ? » Je réponds toujours en haussant les épaules car je n’en sais rien. Il se produit juste une sorte de déclic dans mon esprit, et à ce moment là, mieux vaut que j’aie papier et crayon sous la main, sinon je suis bonne pour prendre des notes sur mon smartphone, ce qui n’est pas très pratique.

Il m’arrive souvent de trouver des phrases de dialogues pour mes textes en cours d’écriture sous la douche. Étant donné que je n’ai rien pour écrire dans la salle de bain, j’en sors précipitamment pour gribouiller ce qui me trotte dans la tête sur un bloc notes. Mon copain n’en est pas dérangé, mais il me prend parfois pour une folle… Et moi je chope la crève ! lol

 

J’ai toujours été attirée par la mythologie égyptienne. Je trouve cela fascinant ! Depuis toute jeune, je me disais que ces personnes devaient être extraterrestres pour arriver à construire des monuments tels que les temples et les pyramides ! Je trouvais cela hallucinant. Et puis, leur écriture ressemblait plutôt à des symboles venus d’ailleurs selon moi, le parallèle était vite établi dans ma petite tête. ^^

Le mythe du vampire est également quelque chose de fascinant. Le fait que les hommes courent après l’immortalité, au risque de perdre des choses essentielles tel que l’éclat du soleil, de voir le monde avancer tandis qu’eux resteront éternellement les mêmes, me rend perplexe. Personnellement, même si j’ai une sorte de fascination pour ces êtres, je ne voudrais pas être à leur place.

Pour mieux répondre à votre question, et comme évoqué précédemment, l’idée a germé de je ne sais où. Elle a fait son chemin, au point que je l’ai couché sur papier. Deux mythes qui m’intéresse devaient forcément de se retrouver liés à un moment où à un autre, non ? ^^

 

Selon vous, quelles sont les étapes pour faire un roman abouti?

Cela commence par une idée qu’on note sur une page, puis qu’on laisse traîner. Elle pousse toutes les autres et reste imprimée dans votre esprit. Vous êtes alors obligée de la continuer en l’écrivant. Une fois le premier jet achevé, il y a l’étape de la relecture, des corrections, des ajouts, des suppressions, d’une nouvelle relecture, nouvelles corrections, et ainsi de suite jusqu’à ce que le manuscrit te paraisse fini.

« La pierre de sang » est passée par une réécriture complète avant que je ne le fasse corriger par ma bêta. Au départ, je l’avais écrit comme un journal intime. Seul le point de vue d’Avanélia apparaissait, ce qui me bloquait pour certains chapitres qui me semblaient indispensables mais que je ne pouvais pas écrire sous cette forme. Lorsque j’ai repris l’histoire, quelques années plus tard, « Journal d’un vampire » et « Twilight » étaient passés par là. Mon roman aurait paru un peu réchauffé. Je ne voulais pas écrire quelque chose qui ressemblerait à du déjà lu, alors j’ai tout repris, de A à Z. Je l’ai relu une bonne centaine de fois, ai changé des tas de choses, ajouté des personnages, supprimé des paragraphes entiers, et une fois ‘satisfaite’, je l’ai envoyé à ma bêta-lectrice. J’avais d’ailleurs très peur qu’elle me dise que ce soit nul…

En gros, un bouquin, c’est énormément de travail ! Il faut vraiment être passionnée pour aller jusqu’au bout, et ne surtout pas brûler les étapes de relecture et de corrections : c’est cela qui fait avancer. Accepter les critiques, bonnes ou mauvaises, est la meilleure manière de progresser pour proposer aux lecteurs un livre impeccable, ou presque (je suis une éternelle insatisfaite).

 

Quelles réactions recherchez-vous chez un lecteur qui lit votre roman?

En ce qui concerne « La pierre de sang », j’espère avoir réussi à emmener mes lecteurs dans mon monde et qu’ils vivent cette histoire avec les personnages. Que ce soit Wil, Ava, Isis ou Angelo, je pense que toutes les émotions sont contenues dans mon livre. En tout cas, c’est ce que j’ai tenté de réaliser : faire passer des émotions, quelles qu’elles soient.

Dans ce livre, on pleure, on rit, on sourit, on est angoissé, on a mal pour les personnages, on se met à leur place… Selon moi, un livre dans lequel on n’arrive pas à s’identifier à un personnage, ou au moins à compatir à ce qu’il ressent, n’est pas un bon livre.

Lorsque j’ai écrit ce bouquin, je vivais avec mes personnages, je me mettais à leur place pour que les dialogues et leurs actions collent au mieux à leur personnalité, et j’ai ri tout autant que j’ai pleuré. J’avoue que, à la fin, mon cœur battait la chamade, je retenais même mon souffle en écrivant une certaine scène. Je souhaite donc que mes lecteurs ressentent les mêmes émotions que celles ressenties pendant l’écriture. Jusqu’à maintenant, les retours que j’ai eus m’ont conforté dans l’idée que je n’étais pas la seule à avoir hâte de connaître la suite ! Enfin, en ce qui me concerne, je connais déjà la fin, mais elle a déjà changé trois fois, donc je ne sais pas moi-même réellement à quoi m’attendre ! ^^

 

Une suite est-elle prévue? Si oui, décrivez en quelques mots l'ambiance de ce second tome.

Oui, le second tome est en cours d’écriture. Le prologue est déjà parti pour une première lecture chez ma bêta, qui a hâte que je lui envoie la suite. Cinq chapitres sont déjà écrits. Mais ce n’est qu’un premier jet, il y a encore du travail !

Ceux qui ont lu le premier tome se douteront certainement que celui-ci sera plus sombre, plus sanglant aussi, sûrement, et puis, le secret d’Isis et de sa famille y sera dévoilé. En tout cas, je pense que beaucoup seront surpris par ce second opus, et j’espère qu’il plaira tout autant, si ce n’est plus, que le premier. Toujours est-il que je prends beaucoup de plaisir à l’écrire.

Tant d’idées se retrouvent coincées dans ma tête que je ne suis même plus sûre de m’arrêter à deux tomes, comme initialement prévu. Tout dépendra de la façon dont cette histoire se déroulera.

 

 

Merci Bélina pour tes réponses! C'est toujours un plaisir d'en apprendre un peu plus sur les auteurs de nos dernières lectures :)

 

 

(Son roman est désormais édité chez La Plume et Le Parchemin)


09/02/2015
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Interview - Laetitia Reynders

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LAETITIA REYNDERS

https://www.facebook.com/laetitia.reynders

 

 

Présentez-vous en quelques lignes :

Voici un exercice de style que je n’aime pas trop. Contrairement aux apparences je suis quelqu’un de réservé voire timide…mais je me soigne ! J’ai obtenu un graduat en Education de l’enfance et ensuite en expertise du bâtiment. J’ai travaillé, un peu, en milieu hospitalier avant de rejoindre mon mari au sein de son bureau. Je suis une « mangeuse de livre »…Je lis beaucoup et depuis toujours. Déjà ado je partageais cette passion, avec mon amie Annick, qui depuis est devenue ma lectrice « bêta ». Je suis une fidèle en amitié mais sans concession avec ceux qui me trahissent…Pas de seconde chance ! La lame tombe et puis couic ! Je suis la maman d’une adorable petite « Louloune » (qui déteste que j’écrive que je l’appelle ainsi) née en 2007 et qui fut mon inspiratrice pour la création de mes livres pour enfants « Valentin & Valentine » .

 

Depuis combien de temps écrivez-vous et pourquoi écrivez-vous ?

Pourquoi j’écris ? Excellente question….Cela me détend et me permet, certainement, de me défouler. A chacun son sport, non ? Depuis mes publications, je rédige aussi pour le plaisir de voir la réaction des lecteurs, de pouvoir discuter, avec eux , des personnages, du fond de l’histoire, de la suite crainte ou espérée… Soit, de réels échanges qui me nourrissent.

Quant à mon penchant pour l’écriture et avec un peu de recul sur la question, je pense qu’il a commencé assez tôt par le scribouillage d’un nombre incalculable de « journaux intimes » (ben oui, à cette époque, c’était toujours la mode). L’année 2005 fut celle du déclenchement avec la parution de mes nouvelles en 5 semaines dans un célèbre hebdo féminin. J’ai eu, ensuite, envie de poursuivre le challenge en créant un roman pour le plaisir. Mon mari l’a lu et m’a encouragé à l’envoyer à des maisons d’éditions….C’est ainsi qu’est arrivé « Rouge Poison » qui maintenant est suivi par 2 autres romans et des livres pour enfants….

 

Est-ce que l’écriture d’un livre est un gros travail de recherche ? Comment vous y prenez-vous ?

Dès que j’ai une idée pour une histoire, je recherche, par exemple, une légende qui pourrait correspondre.

Généralement cela se déroule entièrement ou en partie dans « notre monde »… Je me base sur des lieux existants, je ne les invente pas.

 

Avant de commencer un nouveau roman, je compulse et conserve tout ce qui concerne le sujet.

Exemple : Pour la gardienne du miroir. J’ai d’abord recherché un lieu et précisément un château qui avait une légende de démon …

J’ai également fait des « explorations » concernant les miroirs… les mythes, … La Bible m’a également été très utile !

 

La trame de l’histoire est-elle toute tracée ou peut-elle être influencée pendant l’écriture ?

Généralement, je ne connais pas la fin de mes histoires … Je la construis au fil des pages.

J’ai une idée de base, à laquelle s’ajoute ma série d’enquêtes sur le sujet, puis les chapitres s’écrivent au jour le jour…

 

Si vous deviez définir les étapes d’écriture de votre livre, quelles seraient-elles ?

Je n’ai pas d’étape particulière. L’idée germe dans mon esprit. Je fais des recherches puis j’écris.

J’avance, aussi, en fonction de mon vécu.

 

Quels livres, musiques, dessins animés, films… vous ont marqués ou inspirés et pourquoi ?

Côté dessin animé … Walt Disney

Côté livre… Lewis Carroll

Côté film… Le Labyrinthe de Pan

Côté musique… Evanescence

 

Cumulez les tous et vous obtenez l’univers de la Gardienne du miroir !

 

Avez-vous un petit rituel, une mise en conditions pour écrire ?

Rien de particulier pour me mettre à écrire. Par contre, dès que j’ai terminé un roman… j’entame toujours une « petite danse » pour conclure… quel que soit le lieu ou l’heure. J’en ai déjà fait rire quelques-uns ….

 

Est-ce que vous vous inspirez de la vie de tous les jours pour écrire ? Si oui, donnez nous un exemple dans l’un de vos livres.

Oui, souvent.

Dans Prisonnière d’une cage dorée, l’héroïne se rend à Saint-Tropez. (J’y vais régulièrement lors de mes vacances)

Une réception a lieu sur un yacht… (L’idée m’est venue parce que j’en ai vu, un magnifique, arrimé au port)

Dans La gardienne du miroir, un de mes personnages conduit une Jaguar que j’ai vu sur un panneau publicitaire et que je trouve très belle…

 

Donnez un détail croustillant, une anecdote qui vous est arrivé pendant l’écriture d’un livre :

Lors de l’écriture de Prisonnière d’une cage dorée, je souhaitais obtenir un complément d’info sur la situation précise d’un immeuble à Dubai. J’ai donc eu recours à googlemap…Alors que je descendais vers la cible je me suis vue bloquée par une alerte d’interdiction de poursuivre. Dubai fait partie des zones interdites….J’ai donc dû changer une partie de ma narration. J’aime également inclure dans mes histoires des expressions entendues chez des amis ou connaissances, ou encore y noter des prénoms de personnes croisées dans ma vie.

 

Autres titres à découvrir

 

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Merci beaucoup Laetitia! :)

 

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17/11/2014
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Interview - Audrey Françaix

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AUDREY FRANCAIX

http://www.audreyfrancaix.com/

 

Présentez-vous en quelques lignes…

Je m’appelle Audrey Françaix (non, ce n’est pas un pseudo, c’est mon véritable nom ;-)). Petite, je voulais être œnologue ou cuisinière, parce que je pensais qu’écrivain n’était pas un vrai métier. Mais l’année de mes 19 ans, comme par magie, je suis devenue auteur. C’est aussi à cet âge que j’ai rencontré mon mari, Pierre Grimbert, également écrivain. Nous avons parlé d’elfes, de fées, de dragons etc. Bref, de champignons hallucinogènes en philtres d’amour, nous sommes tombés amoureux ! Quatre gentils trolls sont nés de notre union, ainsi qu’une maison d’édition : les Editions Octobre, que nous avons fondée en 2004.

Cependant, je n’ai pas renoncé aux fourneaux… Je pratique la culimancie (Baba Yaga vous expliquera qu’il s’agit d’une cuisine à base d’herbes magiques), et je cultive mon propre jardin sorcier. Un potager truffé d’herbes folles et de plantes mystérieuses.

 

Depuis combien de temps et pourquoi écrivez-vous ?

J’ai commencé par écrire de la poésie, à l’âge de neuf ans. Et, petit à petit, de courtes nouvelles fantastiques, puis des histoires de plus en plus longues. J’aurai bientôt trente-quatre ans donc... Houlà ! Vingt-cinq ans d’écriture !

Ecrire est une façon de voyager là où je souhaite, y compris dans des mondes qui n’existent pas. L’écriture procure une formidable sensation d’évasion, de liberté. Tout est permis dans les livres : les plus beaux rêves, les plus grands délires. Et quand on peut partager ces folies avec des lecteurs aussi « givrés » que soi, c’est du pur bonheur ! Impossible de rester une semaine sans écrire : c’est pour moi une drogue bien pire que le chocolat !

 

Avez-vous un petit rituel, une mise en condition pour écrire ?

Je m’installe dans mon bureau, l’après-midi et le soir, entourée de mes petites figurines (sorcières, lutins, gargouilles, chouettes etc.) et des tableaux de mon papa, qui était artiste peintre. Souvent, j’allume une bougie. J’adore les bougies : elles éveillent mon inspiration. Leur chaleur, leur parfum, les ombres qu’elles projettent… me fascinent.

 

Est-ce que vous vous inspirez de la vie de tous les jours pour écrire ? Si oui, donnez-nous un exemple dans l’un de vos livres.

Parfois, oui. Mais c’est très rare, car j’adore inventer. Je n’aurais jamais assez d’une seule vie pour écrire tous les romans que j’ai en tête ! Cependant, pour donner un exemple d’histoire que je n’ai pas complètement imaginée, j’évoquerai un passage du « Club des apprentis Criminels »… Lorsque deux vieilles dames se font poursuivre en voiture par deux individus qui tentent de pousser leur véhicule dans un fossé… J’ai écrit cette scène juste après avoir été moi-même poursuivie sur une route de campagne par deux gros malins qui voulaient nous faire peur, à moi et ma petite famille. Mais mon histoire ne se termine pas aussi bien mal que celle décrite dans mon roman, je vous rassure…

 

Quels livres, musiques, dessins animés, films… vous ont marquée ou inspirée et pourquoi ? (même si c’est Bob l’Eponge, promis, on ne fera pas de commentaire ^^)

Bob l’Eponge n’existait pas, à mon époque, mais j’étais fan de « Scoubidou » (héhé !). Mystère et compagnie ! J’adorais aussi « Winnie et la forêt des rêves bleus » (no comment, on a dit !), « le Vent dans les Saules », également. Je ne ratais aucun épisode de « Chapeau Melon et Bottes de cuir », de « la Quatrième Dimension », ou encore « des Mystères de l’Ouest ». Mais, à côté de ça, j’ai vu « les Griffes de la nuit » à l’âge de cinq ans ! Donc, j’étais vraiment curieuse de tout. Côté littérature, ce sont Lovecraft, Masterton, Jean Ray… qui ont éveillé mon goût pour l’étrange et le surnaturel, au même titre que les acteurs Vincent Price, Peter Cushing et Christopher Lee.

Puis, plus tard, j’ai eu un gros coup de foudre pour le roman « le Vaisseau Elfique » de James P. Blaylock. Ce pourquoi je me suis d’abord penchée sur l’écriture de la fantasy, avant d’explorer le fantastique, le polar, et l’humour.

 

Si vous deviez définir les étapes d’écriture de votre livre, quelles seraient-elles ?

Je fais beaucoup de randonnées avant de commencer à écrire. Je me vide l’esprit au grand air, pour pouvoir le remplir d’idées neuves. Je prends des milliers de notes, et ensuite seulement je les mets au propre pour rédiger une nouvelle histoire, que je tape directement à l’ordinateur.

 

La trame de l’histoire est-elle déjà toute tracée ou peut-elle être influencée pendant l’écriture ?

Je sais toujours à peu près vers quoi je me dirige. A peu près… Car je ne fais aucun plan. J’invente les personnages et, ensuite, je compose avec leur tempérament. Je les laisse mener la danse, et je m’adapte à leurs caractères. Ce qui fait que je vais de surprise en surprise tout au long de l’écriture, et je m’amuse beaucoup. Ces bougres de héros se mettent dans des situations impossibles, et c’est moi qui, chaque fois, suis chargée de les en tirer !

 

Donnez un détail croustillant, une anecdote qui vous est arrivée pendant l’écriture ?

Ce n’est peut-être pas croustillant, mais c’est une preuve que l’écriture est un formidable moyen d’évasion… et que les sorcières sont véritablement très douées pour vous jeter des sorts !...

J’ai rédigé « Monstre en Cavale : Baba Yaga, la sorcière givrée », durant une de ces épreuves difficiles que nous balance la vie. En l’occurrence, la perte d’un proche, très très proche. Je restais la majeure partie de mon temps à l’hôpital auprès de cette personne, puis je rentrais écrire « Monstre en Cavale ». Je n’avais pas le temps de sécher mes larmes, que je devais me plonger dans un univers drôle et loufoque. Je n’avais vraiment pas le cœur à rire, mais la magie de Baba Yaga a fait naître dans mon esprit des sorcières totalement déjantées qui m’ont aidée à affronter la réalité. Alors… quand je vous disais que ce n’est pas moi, mais les héros qui sont aux commandes de mes livres ;-) 

 

 

Merci beaucoup Audrey! Des réponses passionnantes et même très touchantes pour certaines. De quoi se sentir encore un peu plus proches d'une auteure qui nous intriguait tant.

Andy est plongé dans l'univers de *Monstre en cavale* et il s'y plaît déjà beaucoup :)


04/11/2014
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Interview - Cindy Van Wilder

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CINDY VAN WILDER

http://cindyvanwilder.wordpress.com/ 

 

Présentez-vous en quelques lignes.

Toujours l’exercice le plus difficile, même si l’on pourrait penser que les auteurs sont rompus à cette question ! Donc, pour me présenter : je vis de l’autre côté de la frontière, en Belgique précisément, dont j’ai hérité le goût du chocolat (mais pas celui de la bière !). Traductrice de profession, j’écris donc au matin & au soir, bref quand je le peux ! Je suis une grande lectrice également, principalement d’imaginaire et de Young Adult, aussi bien d’ouvrages francophones d’anglophone. Et pour souscrire au mythe de l’écrivain accompagné de son chat, j’en ai un aussi !

 

Depuis combien de temps écrivez-vous et pourquoi écrivez-vous ?

Depuis combien de temps… Si je vous réponds « depuis toujours », est-ce trop bateau ? Plus sérieusement, mon retour en écriture – je veux dire par là avec de vrais projets plutôt que de vagues ébauches ! – a coïncidé avec mon implication dans CoCyclics, une communauté d’entraide pour auteurs de l’imaginaire. J’ai rapidement découvert que motiver les autres, c’est aussi se motiver soi-même ! C’est grâce à cette impulsion que la saga des Outrepasseurs est née.

 

Pourquoi j’écris ? Parce que j’en ai besoin. Je parle souvent de ma Muse, cette petite voix me soufflant des idées, parfois quand j’en ai le moins besoin. A vrai dire, je ne plaisante qu’à moitié. Tout est prétexte à une nouvelle histoire : ce que je lis, ce que je regarde dans les médias, ce que je vis au quotidien… L’imagination d’un écrivain ne connaît pas vraiment de repos ! Et quand l’histoire demande à être écrite, je n’ai plus qu’à m’exécuter !

 

Avez-vous un petit rituel, une mise en condition pour écrire ?

Pas vraiment. J’aime être au calme, mais il m’est arrivé aussi d’écrire dans les transports publics (en particulier durant le NaNoWriMo !). Je n’ai pas besoin de musique – celle-ci aurait plutôt tendance à me déconcentrer – ou de thé. La compagnie du chat ronronnant est aussi optionnelle, mais bienvenue ^^.

 

Est-ce que vous vous inspirez de la vie de tous les jours pour écrire ?

Oui, bien entendu ! Comme je le disais plus haut, tout est prétexte pour l’imagination de l’écrivain ! Un exemple tout bête : je lisais l’autre jour la formidable inventivité de mes voisins néerlandais quand il s’agit de bâtir des ponts végétaux au-dessus des autoroutes afin de réserver un passage sécurisé pour la faune sauvage. Ce détail m’aura inspiré une scène du « Libérateur », le tome 3 des Outrepasseurs, à paraître le 9 avril. Le jeu est maintenant de la reconnaître quand le livre sera paru !

 

Quels livres, musiques, dessins animés, films… vous ont marqué et inspiré et pourquoi ?

Oh là là… Vous avez quelques heures devant vous, qu’on en discute ? Comme je le disais plus haut, je suis une grande lectrice, d’où pas mal de références à citer ! En ce qui concerne les Outrepasseurs, les contes de fée – je parle des multiples versions originelles, avant que Disney ne s’en mêle – ont joué un très grand rôle. Dans le même « genre », si je puis dire, le Roman de Renart, dont je possédais un magnifique album illustré quand j’étais petite et dont je ne me lassais pas de contempler les aquarelles, joue aussi un rôle prépondérant. Au niveau de l’imaginaire, je suis une fan absolue du Trône de Fer de GRR Martin et pour les films, je citerai la trilogie du Seigneur des Anneaux, de Peter Jackson, qui m’a fait tomber en amour avec le fantastique !

Enfin, j’ai une prédilection pour les classiques, tels que certains romans de la saga des Rougon-Macquart d’Emile Zola ou encore les romans de cape et d’épée d’Alexandre Dumas.

 

Si vous deviez définir les étapes d’écriture de votre livre, quelles seraient-elles ?

Bonne question ! J’ai rarement un scénario prêt à être exploité en l’état qui m’arrive comme ça, Bam ! en sifflant ses airs. Si c’était le cas, mes négociations avec Muse seraient diablement plus faciles !

Ce qui me vient d’abord en général, ce sont les personnages, les influences, les concepts pivots autour desquels l’intrigue va s’articuler.

Ensuite, je dresse un plan général, avec les grandes étapes de l’intrigue. J’aime savoir où je vais, mais en même temps, je me laisse assez de liberté dans le développement de l’histoire.

Enfin, il n’y a qu’à se lancer ! Autre chose aussi : j’arrête souvent en chemin pour réécrire certains passages (quand ce n’est pas la totalité !).

 

La trame de l’histoire est-elle déjà toute tracée ou peut-elle être influencée pendant l’écriture ?

La deuxième option, sans hésiter ! Comme je disais plus haut, j’aime me réserver la possibilité de chambouler l’intrigue, de malmener encore davantage les personnages, bref de tout bazarder et de reprendre à zéro ! J’admire les écrivains qui planifient chapitre par chapitre dans le détail, personnellement j’en suis incapable.

 

Est-ce que l’écriture d’un livre est un gros travail de recherche ? Comment vous y prenez-vous ?

Oui, absolument ! Ca a été particulièrement le cas sur le premier tome des Outrepasseurs, puisqu’une grande partie de l’intrigue se passe au 13e siècle. D’ailleurs, j’ai été surprise de mes découvertes dans ce domaine, à mille lieues des préjugés que l’on peut nous servir sur cette période ! Elle est même étonnamment moderne par bien des aspects…

En règle générale, oui, il y a toujours des recherches, que ce soit sur le cadre – la trilogie se déroule en grande partie à Londres, surtout pour les tomes 2 et 3, qui sont beaucoup plus contemporains – les thèmes exploités, etc.

Le tout est d’arriver aussi à se limiter, car en général, seule une faible partie de ses recherches se retrouvera dans le roman. Sans compter qu’il faut respecter la date limite donnée par l’éditeur pour la remise du manuscrit !

 

Donnez un détail croustillant, une anecdote qui vous est arrivée pendant l’écriture d’un livre.

Oh, je ne sais pas si elle est croustillante, mais voici en guise d’anecdote : j’ai eu l’occasion de me rendre sur un des lieux décrits dans le premier tome des Outrepasseurs, au village de Minerve plus exactement. Un lieu qui a sa propre magie, inscrite dans la pierre. Du coup, j’aurais bien eu envie, si cela avait été possible, de rallonger la scène où le village apparaît de quelques pages. Mais je ne pense pas que mon éditrice aurait été d’accord !

 

Merci beaucoup Cindy, d'avoir joué le jeu et pris notre questionnaire au sérieux! :) Quel plaisir!

 

L'avis de *S* sur le tome 1 : Les Outrepasseurs de Cindy Van Wilder


22/10/2014
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