* Rêveurs et mangeurs de papier *

* Rêveurs et mangeurs de papier *

Tous les bruits du monde de Sigrid Baffert

 

 

 

A partir de 13 ans

Aventure - Famille

416 pages

Parution : le 22 août 2018

Editions MILAN

 

 

 

 

Synopsis :

 

“Tu le tues ou je te tue”, avait dit le vieux Fernando Mancini à sa fille. Une âme chétive aurait sans doute ajouté une troisième alternative, la fuite. Mais toute fuite était inutile et Graziella n’était pas faite de ce bois-là.

 

Calabre, 1905. Sous la chaleur écrasante, Graziella, 17 ans, attend l’homme qui l’a séduite, puis abandonnée pour en épouser une autre. Dans son ventre, leur enfant. Dans sa main, un revolver. Et, tout autour, les bruits du monde qui vont bouleverser leur destin…

 

 

 

L'avis de *Sandra* 25 ans, rêveuse et mangeuse de papier

 

 

 

1905, Calabre, Italie. Pour sauver son honneur, Graziella Mancini est sur le point de tuer son ex-fiancé Anthelmo. Enceinte de cet homme qui l’a séduite pour en épouser une autre, son devoir était de se venger. Envoyée en prison, elle perd peu à peu goût à la vie. Sa seule envie est de s’échapper pour retrouver son frère Tommaso, disparu depuis cinq années. Contre toute attente, le monde va l’y aider à coups de tremblements de terre et de signes du destin...

 

Graziella n’a que des frères, et un père au sang chaud prêt à abattre quiconque oserait déshonorer sa famille. Les Mancini sont fiers. Mais après avoir tiré sur Anthelmo, cet homme qu’elle a aimé, Graziella aspire à autre chose, à une autre vie. La jeune fille tente alors sa chance et choisit de laisser le passé derrière elle. C’est avec son frère Baldassare qu’elle quitte l’Italie et traverse la Mer Méditerranée. Seule ombre au tableau, ce bébé sur le point de naître et qu’elle n’arrive pas à aimer...

 

Je ne savais absolument pas quel genre de roman je tenais entre les mains en commençant ma lecture. C’est surtout le titre qui m’interpellait. J’ai d’abord beaucoup aimé l’époque à laquelle se déroule cette histoire. C’est une époque pleine de possibilités, pleine d’espoir pour nos héros. Le monde tourne plus rapidement, plus bruyamment aussi et au fond, on sait qu’il y a une petite place quelque part pour nos personnages.

 

L’auteure a créé de beaux personnages et j’ai pris plaisir à les découvrir. Il y a d’abord Graziella, cette jeune fille aussi forte que vulnérable, cette jeune maman qui a une carapace trop épaisse pour accueillir un enfant dans son cœur. Il y a aussi le vieux fou Eusebio et Jean Frisson. Mais surtout, il y a Baldassare. J’ai adoré ce personnage honnête et persévérant. C’est un vrai pilier pour Graziella et sans lui l’aventure n’aurait sûrement pas été la même. 

 

Les chapitres sont courts, le récit traverse les années, et c’est avec facilité que nous suivons le parcours de nos héros. Ils repartent de zéro, suivent les signes mais on a cette impression qu’ils ne sont pas épanouis. La faute au passé qui les rattrape peu à peu, et duquel ils ne peuvent se détacher complètement. Portée par une plume percutante, leur aventure est captivante du début à la fin et permet d’aborder des sujets inattendus tels que l’amour maternel (quand celui-ci n’est pas une évidence), la surdité ou encore l’exil, l’indépendance. 

 

Verdict : Tous les bruits du monde est un roman d’aventures, un voyage dans le passé, l’histoire d’un nouveau départ. J’ai adoré ce que j’y ai trouvé. Je me suis laissée surprendre par la direction que prenait ce roman, par les thèmes abordés. Nos héros ont simplement envie de goûter à la liberté et on les suit dans cette aventure avec bonheur. Belle découverte !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

"... Elle est reine du jour, elle a dix-sept ans. Sur son visage, ni peur ni doute. Elle accomplira son devoir sans faillir. Jusqu’au bout... "

 

 

 

 

 

 

"... Le monde va faire du bruit, il faut courir plus vite que lui ... "

 

 

 

 

 

 

"... Tu peux effacer les noms, enterrer les souvenirs, tu peux oublier ta terre, Ziella, mais tu n’effaceras jamais ton sang ! Mila est une Mancini, que tu le veuilles ou non ! ... "

 

 

 

 

 

 

"... L’Homme-qui-roule lui tend la boîte qu’elle admire longtemps, sous toutes les coutures. La boîte est si belle, et les couleurs si nombreuses ! De quoi dessiner le monde entier et même les pensées. Des couleurs pour expliquer les mots qui restent coincés. Des couleurs pour les mots qui encombrent le ventre, pour les secrets du cœur, ceux sans signes. Des couleurs pour les mots cachés?   ..."

 

 

 

 

 

 

 Entretien avec l'auteure,

réalisé par Sara Boudjoghra – © Éditions Milan 2018

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Disponible en librairie, sur AMAZON et FNAC.



18/08/2018
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